Thomas Bresson, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Fort de la Justice

Construit dès 1826 à Belfort, le Fort de la Justice complétait le dispositif défensif de la Citadelle avant de devenir, en juin 1940, le secteur le plus meurtrier de la ville lors de l'avancée allemande. Fermé dans les années 1970, il renaît depuis 2020 grâce à un projet de jardins d'artistes porté par une association locale.
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Country

France

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Le lieu

Le nom du lieu vient d’un usage funeste : avant que le fort ne s’élève sur cette colline, on y dressait les fourches patibulaires de Belfort, les exécutions capitales de la ville.

Construit à partir de 1826 sous la direction du général Haxo, le Fort de la Justice complète le dispositif défensif de la Citadelle voisine, avec laquelle il formait un camp retranché capable d’abriter plusieurs milliers d’hommes. Sa caserne voûtée en calcaire pouvait loger plus de 300 hommes et 14 officiers, et ses deux cavaliers d’artillerie mettaient en œuvre une vingtaine de canons. Le fort subit les dommages du siège de 1870 et 1871, puis devient en juin 1940 le théâtre des combats les plus meurtriers de tout le secteur de Belfort lors de l’avancée allemande, avec 37 tués et 38 blessés. Dans les années 1950, sa caserne sert d’abri de fortune à des travailleurs nord-africains avant que le fort, trop vétuste, ne ferme définitivement dans les années 1970.

Depuis 2020, l’association Les Jardins du Fort de la Justice fait renaître le site à travers un projet de jardins d’artistes, mêlant restauration du bâti, installations végétales et programmation culturelle. Les abords du fort restent un lieu de promenade prisé des Belfortains, et depuis sa terrasse, lorsqu’elle est accessible, la vue s’étend à 360 degrés sur la ville et les premiers reliefs du Jura.

Le fort, encore en grande partie fermé au public en raison de travaux de sécurisation, se visite essentiellement lors de visites guidées ponctuelles organisées par l’association (Journées européennes du patrimoine, événements culturels), sur réservation. Les abords et chemins de randonnée, eux, sont libres d’accès toute l’année. Entrée gratuite.

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