Parc Monceau

Le Parc Monceau conserve dans ses 8,4 hectares les vestiges d'une ambition du XVIIIe siècle : réunir "tous les temps et tous les lieux" dans un seul jardin. Une colonnade récupérée d'un mausolée de Catherine de Médicis, une arcade de l'Hôtel de Ville incendié en 1871, un platane bicentenaire au tronc de sept mètres — et l'accès est gratuit.
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Country

France

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Le lieu

Carmontelle avait une ambition précise : réunir dans un seul jardin « tous les temps et tous les lieux ». En 1773, il conçoit pour le duc de Chartres un parc peuplé de fabriques disparates — moulin hollandais, minaret, tente tartare, ruines gothiques, pyramide, pagode. Deux siècles et demi plus tard, le Parc Monceau garde quelque chose de cet esprit de collage, et c’est précisément ce qui le distingue des autres jardins parisiens.

De la Folie de Chartres subsistent deux fabriques majeures. La pyramide d’abord, sobre et muette dans ses pelouses. La Naumachie surtout : un bassin ovale cerné de 28 colonnes corinthiennes que le duc récupéra probablement de la Rotonde des Valois, le mausolée inachevé commandé par Catherine de Médicis pour Henri II et démoli au XVIIIe siècle. Une arcade Renaissance plantée là comme un décor de théâtre complète l’ensemble — c’est un fragment de l’Hôtel de Ville de Paris, rescapé de l’incendie de la Commune en 1871. L’entrée principale, la rotonde de Ledoux boulevard de Courcelles, est quant à elle un vestige du mur des Fermiers Généraux (1787). Le parc est ouvert au public depuis 1861, aménagé sous Haussmann par Alphand et Davioud qui lui donnèrent ses grandes grilles dorées.

Dans ce cadre de 8,4 hectares, un platane d’Orient planté en 1814 détient le record du plus gros tronc parmi les arbres parisiens : sept mètres de circonférence, trente et un mètres de hauteur, classé arbre remarquable. Monet y a peint six toiles entre 1876 et 1878, Caillebotte et Braque également. Des statues en marbre de Chopin, Maupassant et Gounod émergent des bosquets au détour des allées.

Accès gratuit, ouvert tous les jours de 7h à 22h. Métro Monceau (ligne 2) ou Villiers (lignes 2 et 3). Entrée principale : 35 boulevard de Courcelles, Paris 8e. À noter : la Naumachie est actuellement sécurisée et partiellement inaccessible, en attente de travaux de restauration suite à la tempête de 2019.

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